
Le rappeur Furlax est revenu ce 5 septembre avec un nouveau projet : Astra Nova. Ce dernier opus, toujours aussi qualitatif, est le résultat de 15 ans de carrière, d’Évry à Johannesburg, des Lascars à Etheria…
Alexandre Achdjian, aka Furlax, fait ses premiers pas à Évry dans le 91. Suite à quelques complications juridiques (graffitis notamment), il est envoyé au début du collège par sa mère à Johannesburg (Afrique du Sud) où il découvre la musique au travers des jeunes de son bahut. La punition se transforma en bénédiction. Il entre dans une nouvelle dynamique, influencé par les Américains, particulièrement Lil Wayne et Kanye West, il commence à rapper en français sur les prods de son pote Anaki. Malheureusement, ce dernier quitte Johannesburg en arrivant au lycée. Furlax dut donc rapidement s’améliorer en prod et débuta sa carrière en tant que producteur, seulement muni d’un casque audio et d’un ordi.
Par la suite, il est repéré sur Skyblog par un producteur de la série Les Lascars (archétype du dessin animé français) qui lui propose un rôle. Il ajoute donc comédien à sa casquette de métiers. Cette aventure lui permit d’investir dans du nouveau matériel, ce qui change vraiment la donne lorsqu’on veut se lancer sérieusement. Malgré le fait qu’il avait déjà, avec son vieux matériel, placé des prods pour Niska ou encore Beeby (frère du rappeur Luidji et rappeur sous-côté).
Mis en avant par Yaniss (Le Rap en Mieux) à la suite de son album Ad Astra en juin 2022, le rappeur commence à se faire un petit nom dans la scène underground malgré une promo mitigée. L’année qui suit il se fait discret, en n’apparaissant que sur 2-3 feats. C’est réellement avec le projet Nebula, paru un an plus tard, que Furlax étend son influence et se crée une fanbase solide. Au travers de sons tels qu’Agadir, Kitoko, Soul Train, ou encore Hustler’s Ambition (son morceau préféré), il parvient à nous faire entrer dans un univers planant, à l’image de l’espace et de l’infini. Cette direction artistique est également omniprésente dans ses deux prochains projets, Etheria sorti en février de cette année (Zion, Dirham, Trop longtemps, coups de cœur de la prod) ainsi que Astra Nova, paru il y a deux semaines.


En effet, ce 5 septembre, Furlax s’aventure dans une nouvelle épopée au sein des étoiles, direction la « planète paradisiaque de la galaxie Nebula ». 6e opus de cette saga à la direction artistique marquée : espace, voyage, infini, Astra Nova est son deuxième album long-format de l’année, prouvant qu’il arrive parfaitement à rallier quantité et qualité. À l’instar de ses anciens projets, la production atmosphérique d’Astra Nova, couplée aux sonorités futuristes et aérées, nous transporte dans un nouveau voyage galactique.
Afin de nous englober dans cet univers, l’artiste plonge dans ses propres origines très diverses, pour dégoter des sonorités encore plus intéressantes. Il est, comme vous le savez, français, mais également arménien, aux origines libanaise, congolaise et camerounaise. Un citoyen du monde qui l’utilise dans sa musique, dans le but de toucher un public international. Il utilise notamment des instruments tels que le duduk, une flûte arménienne ou encore le sitar, un instrument à cordes particulièrement utilisé en Inde. Comme il le dit si bien dans une interview accordée à Hytrape : « C’est par le biais de la production qu’on peut s’élargir musicalement. » Et c’est réussi. Avec cette base rap aux sonorités jazz, en passant par l’amapiano, Furlax continue d’explorer la jazz wave au sein de son univers musical.
